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lundi 16 janvier 2012

Dépression post-Noël [petites pensées sans queue ni tête]

Bon, j'avais fait un autre article sur le thème de "dépression post-Noël", mais j'avais trouvé ça trop déprimant, et je me suis donc décidée à tout effacer et à tout réécrire (d'où la supériorité de l'ordinateur sur la machine à écrire).

Dépression post-Noël, ce n'est pas une dépression, c'est juste le mois de Janvier, qui a à peu près la même fonction dans l'année que le mois de Novembre. Il y fait froid, mais c'est pas encore / plus Noël, on est fatigué et il faut bosser. Bref, deux mois dont on se serait bien passé. Mais comme on n'est pas exactement maître du calendrier, il faut faire avec. Pour m'occuper, j'ai donc décidé de mettre à jour ce blog que j'ai un peu délaissé depuis ma petite visite à Nuremberg.

Cette année, ma bonne résolution, c'est de ne pas faire de résolutions. Parce que je sais que je ne les tiendrai pas, donc en faire ne sert à rien. Je ne change rien, et je continue sur ma lancée. Et je ne vais même pas céder à la mode du bilan, puisque comme mon semestre ne se finit pas avant 1 mois, il faudrait en refaire un à ce moment là, mais il n'y aurait pas grand chose à mettre dedans, donc j'ai décidé d'attendre la fin du semestre. Le mot d'ordre du début d'année c'est anti-conventionnel. Je souhaite "Joyeuses Pâques" à tous les gens que je croise au lieu de leur dire "Bonne Année" puisque je trouve ça plus amusant. Comme je n'ai pas encore trouvé comment ça se disait en allemand, ça passe moins bien, mais ce n'est pas trop grave.

Je suis retournée à Nuremberg mardi dernier pour faire visiter à Gaïd (ma "petite" sœur, qui ne ressemble ni à ma sœur telle que les gens se l'imaginent, ni à une petite sœur. Mais passons.) les bâtiments nazis. Je ne dirais pas que la visite en elle-même a été une grande réussite (je ne suis pas sûre qu'elle ait appris beaucoup de choses), mais ça a été l'occasion de passer un très bon moment, comme le prouvent les photos suivantes.















Quoi d'autre ? Visiblement la dépression post-Noël a touché beaucoup de monde puisque la France a perdu son triple A. Dit autrement, "AAAdieu, on ne l'aa +". Pour l'instant, la France est toujours en un seul morceau et Sarkozy n'a pas encore été renversé par un peuple en furie.

Mais pas de dépression pour le temps : malgré les nombreuses (fausses) annonces, à Eichstätt, on attend toujours la neige. Il y a bien eu quelques flocons, mais rien d'extraordinaire, et surtout, rien que ne tienne dans la durée, à mon plus grand désespoir. (Mais pas que : n'allez pas croire que je sois la seule à attendre impatiemment l'arrivée de la neige, et à perdre 10 ans d'âge mental lorsque des flocons pointent le bout de leurs nez ...)

Ah. Et même si la dépression post-Noël s'était emparée de moi (c'est vrai quoi, passer de 2 semaines de glande complète à Rennes au froid et au boulot d'Eichstätt, ça peut rendre fou), en fait, je ne peux plus déprimer, parce que je vais partir en Suède ! Du 16 au 23 février, je vais aller voir Pauline (dont vous pouvez voir le blog ici) et monter en Laponie. Oui, je vais voir le pays du Père-Noël au mois de février. Je sais, ce n'est pas logique. Mais anti-conventionnel, vous vous rappelez ?

lundi 3 octobre 2011

Baloo reprend du service !

Bienvenue à toi qui (re)tombe sur ce site !

Après avoir passé deux mois à Brême cet été, Baloo reprend du service. Mais un peu plus au sud, cette fois, puisque j'ai commencé un périple long de deux ans en Bavière, à Eichstätt, très précisément.

Comment ça vous ne connaissez pas Eichstätt ? Honte à toi, pauvre lecteur ! Je pourrais vous renvoyer à la page Wikipédia, mais pour être honnête, cela ne vous apporterait pas grand chose. Enfin si, peut-être quelques données factuelles : 
  • d'abord (vous ne vous en doutiez pas), Eichstätt est une petite ville : 12 964 habitants au recensement de juin 2005 - source wiki - qui se trouve en plein centre de la Bavière, entre Munich (à 107 km) et Nuremberg (à 80 km). 
  • Eichstätt est une ville très majoritairement catholique : les chiffres diffèrent selon que l'on prenne en compte les églises uniquement ou les églises et chapelles, mais on compte une vingtaine d'églises sur la commune.
  • Accessoirement, Eichstätt a remporté la finale des Jeux sans Frontières en 1966. Oui, la page Wikipédia est décidément pleine d'informations utiles.
Maintenant que vous savez tout sur ma nouvelle ville, je vais tenter de répondre à la question que tout le monde me pose en apprenant l'endroit où je suis. "Mais, pourquoi Eichstätt ?" C'est vrai. Pourquoi pas plutôt toutes ces destinations exotiques, à en faire pâlir d'envie une agence de voyage : en Suède ou en Pologne, à Séoul, New-York, Mendoza, Jérusalem ou, plus près Londres ou Birmingham ? En fait, il me suffirait de vous ressortir la lettre de motivation (en allemand) que j'ai rédigée il y a un an et demi pour tenter d'intégrer le double-cursus. Mais ce serait trop facile. Commençons par le commencement.

Lorsque j'étais une jeune première année (1A ou Erstie dans le jargon local), j'ai eu le droit à une présentation faite par des deuxièmes années (2A ou Zweities) sur le double cursus. Ils étaient passionnés et par ce qu'ils disaient, mais ça semblait un peu trop beau pour être vrai. Et de toute façon, moi et l'allemand, ça n'avait jamais été une grande histoire d'amour. Non. Je voulais partir dans un pays anglophone. Les États-Unis peut-être, ou bien l'Angleterre. Et puis, petit à petit, j'ai commencé à réfléchir ... [Ci-dessous un aperçu rapide de ce qui m'est passé par la tête à l'époque]

Donc "Pourquoi Eichstätt ?". Déjà, parce qu'Eichstätt est en Allemagne (vous l'aurez compris), et que j'ai décidé qu'il était grand temps que j'apprenne à parler allemand et, pour ça, le plus simple reste encore de partir étudier en Allemagne. Soit. Mais j'aurais aussi bien pu partir en Erasmus à Berlin ou Münster, deux villes plus attirantes pour beaucoup d'étudiants. Oui, mais, là bas, on ne peut rester qu'un an. Or, intégrer le double-cursus, c'est partir pour deux ans. Mon côté germaniste-désespérée m'a soufflé qu'il me faudrait bien ça pour apprendre à parler allemand. Mon côté "pense-à-ton-futur" m'a fait remarqué qu'avec deux ans, mon niveau d'allemand serait normalement très bon, donc que ça ferait bien sur le CV. Il a ajouté qu'un double cursus, c'est un double diplôme (master de l'IEP et master en Politikwissenschaft de l'université allemande), donc encore mieux. Et puisque, comme le disent les adultes "je-ne-sais-toujours-pas-ce-que-je-veux-faire-comme-métier-quand-je-serais-grande", mieux vaut mettre toutes les chances de mon côté (pour ceux qui comprennent les références d'Harry Potter, disons que j'ai réfléchi comme une Serpentard).

En plus, Eichstätt, c'est la certitude de ne pas partir seul : l'avantage (et/ou inconvéniant), est qu'on sait dès le début de la deuxième année avec qui on va passer le reste de notre scolarité. On découvre très vite qui sont les 11 autres français et la dizaine d'allemand qui constituent notre promo. Comme le disent les anciens, partir à Eichstätt, c'est rentrer dans une grande famille.

Et Eichstätt, sans être dépaysant comme peuvent l'être des pays comme la Chine, le Japon ou la Corée, c'est quand même tout un monde à part. L'hiver, c'est un peu comme la Suède (neige et froid), et l'été, un peu comme l'Italie (beau et chaud). L'Allemagne, c'est le pays du vélo, de la saucisse en guise de 4-heures, et des 4 ou 5 poubelles dans la cuisine. Et de la bière, aussi. (Je verrais bien à l'usage si je confirme tous ces clichés).

Mis bout à bout, tout cela a été suffisant pour me motiver, et me décider à partir (enfin, diront les mauvaises langues) et j'ai fini par poser mes deux (énormes) valises dans ma petite chambre d'une coloc d'Eichstätt. Je vais maintenant entamer la première de mes deux années d'études à la Katolische Universität Eichstätt, KU (prononcez "ka-ou") pour les intimes, et pour fêter ça, j'ai décidé de reprendre du service.

Je vous souhaite donc une bonne lecture !